TOUT.EN UNE NUIT.

TOUT. EN UNE NUIT.
CRÉATION JUIN 2005

« Une femme se retrouve dans une situation qu’elle connaît pour l’avoir déjà vue dans des films et essaie d’y être authentique » Une chambre d’hôtel. Un taxi. Le petit matin. Dans des lieux qui n’en sont pas, entre mémoire et imagination, une femme cherche à retrouver l’homme qui l’a quittée. Dans un monde saturé de références visuelles et sonores, où le réseau téléphonique se resserre et se détend comme un filet, où s’ébauchent quelques indices, à la manière de Lynch ou Modiano, la femme erre du film noir à la movida, du documentaire à l’onirique, entre différents niveaux de réalité. TOUT. EN UNE NUIT est un projet pluridisciplinaire qui mêle jeu, vidéo, son… Le texte de Falk Richter relate la solitude d’une femme qui ne parvient pas à établir un contact avec l’homme qui l’a quittée. Tour à tour, la narration sera assumée par l’un ou l’autre des supports, pour chercher à établir les « fractales », « fiction de cohérence », les éléments épars qui forment une personnalité. Dans une société marquée par la prolifération d’images et de sons, comment trouver son chemin sinon dans le jeu et l’appropriation de ces éléments ? Les différents éléments fonctionnent en co-création ; la narration fragmentée, constituée d’indices, tente de travailler avec l’imaginaire et l’inventivité du spectateur, libre de chercher un chemin et de s’y retrouver.

Texte Falk Richter
Mise en scène et traduction Anne Monfort
Avec Solène Froissart
Scénographie Cécilia Delestre
Création sonore Annabelle Brouard et Alban Guillemot
Création lumière Cécile Robin
Régie son Baptiste Tanne
Régie lumière Amélie Verjat
Création vidéo Xanaé Bove et Marc Saclier
Chorégraphie Valérie Zeitoun
Administration Jean-Baptiste Pasquier

Avec l’aide à la maquette du DICREAM, la participation artistique de l’ENSATT, le soutien de la Mairie du XXe et du Goethe Institut ainsi que l’appui de Mains d’oeuvres, du Théâtre Ephéméride, du Staatstheater Saarbrücken et de Naxos Bobine.
La traduction est lauréate du programme Transfert Théâtral du Goethe Institut.
L’Arche est agent théâtral du texte représenté.
Remerciements au Théâtre du Point du Jour, à l’ENSATT, à la compagnie l’Elan Bleu, ainsi qu’à Vincent Beffara, Muriel Bourdeau, Tristan Coloma, Mathieu Cretté, Marie Odin.

Création 6 > 18 juin 2005 Théâtre – Studio d’Alfortville
17 novembre 2005 La Chapelle Saint-Louis, Rouen (76)
24 novembre > 3 décembre 2005 l’Elysée, Lyon (69)
25 et 26 janvier 2007 La Chapelle Saint-Louis, Rouen (76)

Photos Maud Trictin

« A mesure que le personnage convoque les images de son histoire et de ses fantasmes, l’espace scénique se dévoile, les rideaux à lattes qui le dessinent étant levés et baissés au gré des évocations. La plasticité lumineuse de l’effet est remarquable mais plus remarquable encore est l’effet de distorsion topographique : on a alors l’impression de voyager à l’intérieur d’une âme qui dévoilerait elle-même le territoire de son intimité et en ferait exploser les frontières. Ce spectacle, dont on sent que l’intelligence en a guidé la conception et la réalisation, évite néanmoins les risques du formalisme et de l’excès théorique : la sensibilité s’y déploie avec d’autant plus de force que le fond est magnifié par la forme. Une très belle réussite esthétique et théâtrale, servie par de jeunes artistes de grand talent.  »
Catherine Robert, TheatreOnline, 16 juin 2005

« La mise en scène d’Anne Monfort par la multiplication des jeux de regards entre l’actrice, les modèles d’actrices, et les spectateurs, regards happés, distraits, morcelés, reconstituent la difficulté du regard contemporain à se poser, se concentrer. Solène Froissart reste dans un entre-deux, entre le personnage et elle-même. Ce retrait relatif interprète le doute d’un être quelconque, pris entre humilité et désir de grandeur, de sublime, entre présent et fiction, à la recherche d’un désir pour quelque chose,pour quelqu’un dans un monde où les objets se dissipent au fur et à mesure qu’on les approche.Tout. En une nuit. est un passage, près de soi d’une inquiétude qu’on reconnaît, inquiétante et étrange, celle de l’humain qui se découvre étranger au monde où il vient au jour. »
Mari-Mai Corbel, exorde.fr, 9 juillet 2005

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