créations

La compagnie (auparavant nommée Théâtre de l’Heure) existe depuis 2000 et s’intéresse depuis lors à l’écriture contemporaine. Ainsi, elle a créé plusieurs textes du jeune auteur David Blumental (Le Fou qui parle, 2001; Les Hôtes, 2002), puis a entamé un compagnonnage avec l’auteur allemand Falk Richter (Dieu est un DJ, 2002, Paris et Avignon; Tout.En une nuit., 2005, (théâtre-studio d’Alfortville, Chapelle Saint Louis à Rouen, théâtre de l’Elysée à Lyon); Sous la glace, 2007 (Mains d’oeuvres, le Colombier); Nothing hurts (le Granit, le Colombier).

De 2007 à 2010, Anne Monfort est artiste associée au Granit-Scène nationale de Belfort, où elle a créé Laure (reprise au Paris Villette en mai 2008). Cette résidence lui permet de concilier deux exigences : un travail de fond avec les publics, au travers de très nombreuses actions de formation, et un temps d’expérimentation de nouvelles formes artistiques. Anne Monfort commence à travailler sur sa propre écriture, en lien avec des formes plastiques. Ainsi naît Next Door, forme investissant des appartements vides à partir de principes de films de Godard et adaptant librement des textes de Balzac et Ulrike Meinhof. A partir de ce travail, Anne Monfort poursuit sa recherche de formes pluridisciplinaires sur l’expression de l’intime et du politique, en écrivant des textes spécifiques pour ses formes scéniques.

Elle crée ensuite Si c’était à refaire, qui traite de la notion de responsabilité pénale et juridique (création en mars 2010 au Granit), et un diptyque intitulé Notre politique de l’amour, composé de Tout le monde se fout de la demoiselle d’Escalot et Ranger (sa vieille maîtresse). Ce diptyque, qui mêle théâtre, performance et musique, fait coexister selon un système de montage, des personnages de fiction avec une démarche d’essai, et différents degrés de jeu et non-jeu. En mars 2012, elle a créé à la Halle aux Grains-Scène Nationale de Blois Quelqu’un dehors moi nulle part de Sonia Willi, projet bénéficiant du compagnonnage auteur/compagnie de la DCGA, et en mai 2012 Les fantômes ne pleurent pas, spectacle sur le point de vue où deux versions d’une même histoire sont présentées à deux groupes distincts de spectateurs. En 2014, elle retrouve Falk Richter pour la creation de Et si je te le disais, cela ne changerait rien, à partir de textes inédits de cet auteur. Elle crée ensuite No(s) revolution(s) en 2015-2016, commande d’écriture à Mickael de Oliveira et Ulrike Syha, qui se crée dans les trois pays.

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