Et si je te le disais, cela ne changerait rien

Et si je te le disais, cela ne changerait rien
CRÉATION FÉVRIER 2014

Ils sont quatre êtres humains, dans un bocal d’observation, un laboratoire, un musée… ou peut-être une salle d’attente. On a tenté de reconstituer leur espace naturel, comme on peut faire pour des souris dont on étudierait le comportement, et ils s’y sont installés.Des histoires planent au-dessus d’eux, comme des souvenirs d’une époque révolue, des bribes, des questionnements d’un monde qui vacille : quels sont nos rituels ? aller chez le psy ? tenter d’avoir confiance en l’autre sans y parvenir ? à quoi ressemble une famille ? et un couple ?
Parfois, ces histoires s’incarnent, parfois elles disparaissent aussi furtivement qu’elles sont arrivées. Les réseaux d’alliance changent, se reconfigurent.
Ces quatre-là s’observent, s’étudient, testent les différents modes de comportement humain, n’osent pas s’appuyer les uns sur les autres. Et finalement, la solution de ces expérimentations, serait peut-être de se faire confiance, justement, de réinventer ce qu’est une communauté…

Avec la complicité de Falk Richter, j’ai conçu, à partir de différents matériaux, cette nouvelle pièce, pour quatre acteurs et en collaboration avec eux. Après plusieurs spectacles qui accordaient une part importante au visuel, j’avais l’envie de retrouver le jeu, l’écriture du plateau, tout en continuant à travailler sur la poésie de l’image, son caractère immersif.
Poser des questions, sans forcément y apporter de réponses. Regarder nos comportements avec distance et humour. « Se raconter des histoires, encore et toujours, pour se tenir éveillés et se rapprocher les uns des autres », c’est bien l’enjeu de ce spectacle, qui se propose de laisser les spectateurs suivre telle histoire, tel personnage. Richter, à la suite d’Eva Illouz, pose l’hypothèse que les principes de performance et d’économie ont contaminé notre existence, jusque dans ses pans les plus intimes, et pousse cette idée jusqu’à l’absurde et au rire qui va avec. Et tout en riant de ce monde qui sort de ses gonds, il s’agit ici d’explorer, de contempler l’humain, et d’en déployer la poésie.

Anne Monfort

 

Texte de Falk Richter
Conception, traduction et mise en scène  Anne Monfort
Avec Katell Daunis, Claude Guyonnet, Julien Romelard, Anne Sée
Lumières  Frédéric Blanc
Costumes et accessoires  Charlène Strock
Son Emmanuel Richier
Régie générale et lumières Cécile Robin
Assistante à la mise en scène Alexia Krioucoff
Administration, production, diffusion Juliette Medelli

Production  Day-for-night/cie Anne Monfort.
Coproduction le Granit – scène nationale de Belfort, le Théâtre Paul Eluard de Choisy-le-Roi, le Nouveau Relax – scène conventionnée de Chaumont. Ce spectacle a bénéficié du dispositif DIESE de l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne. Avec l’aide à la création du CnT, de la DRAC Franche-Comté et de la Région Franche-Comté. Avec le soutien de l’ADAMI, de 31 Juin Films, du CDN de Besançon Franche-Comté du CENTQUATRE – Paris. La compagnie Day-for-Night a été accueillie en résidence de création au CENTQUATRE, au Théâtre Paul Eluard de Choisy-le-Roi, au Nouveau Relax et au Granit – scène nationale de Belfort.
Remerciements Yann Le Hérissé
L’Arche est agent éditeur du texte représenté http://www.arche-editeur.com

Création – 18 au 20 février 2014 Le Granit-Scène Nationale de Belfort (90)
11 > 17 mars 2014 Le  Colombier, Bagnolet (93)
18 mars 2014 Le Nouveau Relax- Scène conventionnée de Chaumont (52)
21 mars 2014  Théâtre Paul Eluard, Choisy-le-roi (94)
15 avril 2014  Théâtre Jean Lurçat- Scène Nationale d’Aubusson (23)
20 janvier 2015 La Ferme de Bel Ebat, Guyancourt (78)
28 au 31 janvier 2015  Théâtre Berthelot, Montreuil (93)
12 et 13 mars 2015  DSN, Scène Nationale de Dieppe (76)
1 > 3 décembre 2015 Maison de la Culture de Bourges (18)

 

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