Laure

Laure
CRÉATION NOVEMBRE 2006

Laure part d’un désir de comédienne, d’une rencontre avec un texte, de la dimension charnelle et vivante de confrontation entre l’écriture et l’actrice. Laure est un parcours poétique consacré à la rencontre, sa fragilité, son inattendu….Les écrits de « Laure » sont ceux de Colette Peignot , qui fut la compagne de Georges Bataille, et qui est morte prématurément en 1938. Personnage toujours en apnée de la vie, entre intensité vitale et une maladie qui la mettait en permanence en danger de mort, cette femme a laissé des textes tant politiques que poétiques, des notes de travail… Ces écrits traduisent un désir de vérité, une volonté d’agir pour intensifier la vie et permettre l’avènement de la rencontre avec l’autre, le sacré de la communication amoureuse. Dans un travail avec les matières, proche de la performance, nos gestes et nos traces tentent de rendre sensible la rencontre avec cette vie et cette pensée toujours en mouvement. Au départ projet de concert poétique, Laure est devenu une forme qui s’approche plus des arts plastiques, de la performance. A chaque fois, ces gestes sont des impressions, des rêveries à partir d’éléments biographiques, de thématiques d’écriture ; dans cette forme, nous avons recherché non seulement des images, mais aussi des actes plastiques forts, parfois éclatés, à la Gina Pane, rappelant une grande thématique de Colette Peignot : la nécessité de l’action dans un monde politiquement désorienté.

Texte Ecrits de Laure (Colette Peignot)
Avec Laure Wolf
Mise en scène Anne Monfort
Scénographie Cécilia Delestre
Musique The dø (Dan Levy & Olivia B.Merilahti)
Espace sonore Baptiste Tanné
Production déléguée le Granit-Scène nationale de Belfort, avec la participation artistique de l’ENSATT. Remerciements à Lionel Monnier, à Mari-Mai Corbel, à Briac Blanquart, au Théâtre Paris-Villette, à l’ARCAL et à la Mairie du XXe arrondissement à Paris.

Une forme courte a été réalisée par le Théâtre de l’Heure au festival 30″30 à Bordeaux en janvier 2006.
Création 21 > 30 novembre 2006 Le Granit, Scène nationale de Belfort (90)
5 > 24 mai 2008 Théâtre Paris-Villette (75)

“Laure”, rencontre intense pour trois femmes
“Ce théâtre-là est si intime qu’il s’offre comme une cérémonie secrète, que partagent chaque soir une cinquantaine de spectateurs. Dans une salle du Théâtre Paris-Villette qui ressemble à celle d’une maison bourgeoise, avec sa cheminée et ses hautes portes, se joue, jusqu’au 24 mai, Laure,moment rare tissé par la personnalité de trois femmes…On le doit à Laure (!) Wolf, la comédienne qui est à l’origine du projet et le porte avec un engagement et une intensité qui impressionnent. Cette jeune femme fine et blonde connaît bien l’univers de Bataille, dont elle a joué Le Mort avec Christian Rist. Elle a d’évidence compris pas mal de choses des rapports entre le théâtre et le sacré. Avec Anne Montfort, qui signe la mise en scène, elles ont conçu un spectacle proche de la performance, créateur d’images mentales et d’un univers sonore envoûtant. Longue liane en rouge et noir, Laure Wolf, offerte comme le torero au taureau – ou comme le taureau au désir de mort des spectateurs –, a cette capacité de dépense, de jeu, toute batailliennes, qui n’est jamais hystérie. A travers elle, chemine en nous cette figure de femme chez qui l’exigence de hauteur et de vérité ne pouvait passer que par la brûlure de l’amour”.
Fabienne Darge, Le Monde, 15 mai 2008

 » Anne Monfort a dirigé Laure Wolf dans Laure, spectacle tiré des Ecrits de Laure, de Colette Peignot, qui fut un temps la compagne de Georges Bataille. C’est littéralement déchirant, car l’interprète, très belle jeune femme, place au plus haut prix le risque du jeu en rupture perpétuelle de l’hystérie contrôlée, pour signifier par le corps tout entier tendu ces textes de grande douleur psychique et de lucidité folle.  »
Jean-Pierre Léonardini, L’Humanité, 13 mai 2008

« Une dimension charnelle, une confrontation entre une écriture radicale et poétique. Une comédienne prête à tout, jusqu’au boutiste ; un personnage qui l’habite. (…) Anne Monfort, metteuse en scène, a créé une ambiance musicale, sonore. Des lumières de fin du monde. Des costumes de bals masqués. Une économie de moyens pour compenser l’hystérie du texte et du jeu de la comédienne… Sublime ! »
L’Est républicain, 22 novembre 2006

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